Indication
Traitement des symptômes du reflux gastro-oesophagien (par exemple, pyrosis, régurgitations acides) chez l'adulte. Cette boîte de 7 comprimés correspond à une semaine de traitement, délai au terme duquel la majorité des patients sont soulagés.
Quelles sont les propriétés de Mopralpro?
Ce médicament Mopralpro 20 mg, boîte de 7 comprimés, appartient à la famille des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) car il contient de l'Oméprazole. Il diminue la sécrétion des acides gastriques et permet ainsi de combattre les troubles liés à l'acidité de l'estomac. Il agit de façon prolongée, mais retardée : la baisse de l'acidité de l'estomac demande un délai de quelques jours.
Il est utilisé dans le traitement de courte durée des symptômes du reflux gastro-œsophagien (brûlures d'estomac, régurgitations...). Le format de 7 comprimés convient à une première prise en charge des brûlures d'estomac.
Composition
par comprimé: Oméprazole (DCI) : 20 mg (sous forme d'oméprazole magnésium : 20,60 mg/cp)
Excipients : monostéarate de glycérol 40-55, hydroxypropylcellulose, hypromellose, oxyde de fer rouge/brun, stéarate de magnésium, copolymère d'acide méthacrylique, cellulose microcristalline, paraffine, macrogol 6000, polysorbate 80, crospovidone, hydroxyde de sodium, stéarylfumarate de sodium, sphères de saccharose, talc, dioxyde de titane, citrate de triéthyle.
Excipient à effet notoire: saccharose Teneur en saccharose : 19 à 20 mg/cp.
Précaution d'emploi
Il est conseillé au patient de prendre un avis médical en cas de :
perte non intentionnelle de poids, vomissements persistants, dysphagie, hématémèse, melena, car l'oméprazole peut masquer les symptômes et retarder le diagnostic d'une affection sévère : une affection maligne doit alors être écartée ;
antécédents d'ulcère gastrique ou de chirurgie digestive ;
traitement symptomatique continu contre l'indigestion ou les brûlures d'estomac depuis 4 semaines ou plus ;
jaunisse ou de maladie hépatique grave ;
apparition de nouveaux symptômes ou modification récente de symptômes chez des patients âgés de plus de 55 ans.
Les patients souffrant de troubles persistants et récidivants de type digestion difficile (dyspepsie) ou brûlures d'estomac (pyrosis) doivent régulièrement consulter leur médecin. Les patients de plus de 55 ans prenant quotidiennement un médicament en automédication doivent en informer leur pharmacien ou leur médecin.
L'oméprazole ne doit pas être pris à titre préventif.
L'administration concomitante d'atazanavir avec les inhibiteurs de la pompe à protons n'est pas recommandée (cf Interactions). Si elle est jugée indispensable, une surveillance clinique (par exemple charge virale) est recommandée avec une augmentation de la dose d'atazanavir à 400 mg avec 100 mg de ritonavir, sans dépasser 20 mg d'oméprazole.
L'oméprazole est un inhibiteur du CYP 2C19. Lors de l'initialisation ou de la fin d'un traitement avec de l'oméprazole, le potentiel d'interactions avec des médicaments métabolisés par le CYP 2C19 doit être pris en compte.
Un traitement par des inhibiteurs de la pompe à protons peut conduire à une légère augmentation du risque d'infections gastro-intestinales, telles que salmonella et campylobacter (cf Pharmacodynamie).
Ce médicament contient du saccharose (cf Composition). Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose, ou un déficit en sucrase-isomaltase.
Comment prendre le médicament Mopralpro?
Adulte :
La posologie recommandée est de 1 comprimé à 20 mg par jour à prendre de préférence le soir.
Cette boîte couvre 7 jours de traitement consécutifs.
La prise des comprimés pendant 2 ou 3 jours peut être nécessaire pour l'obtention d'une amélioration des symptômes. La majorité des patients obtiennent un soulagement complet des brûlures d'estomac en 7 jours. Une fois les symptômes disparus, le traitement doit être arrêté, même s'il reste des comprimés dans la boîte.
Si les symptômes persistent au bout de 7 jours, le traitement peut être poursuivi sans dépasser 14 jours au total ; au-delà, un avis médical est nécessaire.
Populations particulières :
Aucune adaptation de la dose n'est nécessaire chez le sujet âgé ou l'insuffisant rénal.
Les patients atteints d'insuffisance hépatique doivent consulter un médecin avant de prendre Mopralpro 20 mg.
Contre indication
Hypersensibilité (allergie) à l'oméprazole ou à l'un des constituants de ce médicament.
Nelfinavir (médicament antirétroviral utilisé pour le traitement de l'infection par le VIH).
Information/Avis
Ce médicament correspond au Mopral® dans une version exonérée de la prescription obligatoire en raison d'une dose maximale remise au public adaptée.
Quelles sont les propriétés pharmacologiques?
PHARMACODYNAMIE
Classe pharmacothérapeutique : inhibiteurs de la pompe à protons (code ATC : A02BC01).
Mécanisme d'action :
L'oméprazole, un mélange racémique de 2 énantiomères, réduit la sécrétion d'acide gastrique par un mécanisme d'action hautement sélectif. C'est un inhibiteur spécifique de la pompe à protons dans la cellule pariétale gastrique. Il agit rapidement et permet un contrôle de la sécrétion acide gastrique par une inhibition irréversible à raison d'une fois par jour.
L'oméprazole est une base faible concentrée et convertie sous sa forme active dans l'environnement hautement acide des canalicules intracellulaires des cellules pariétales, où elle inhibe l'enzyme H+ K+ ATPase, la pompe à protons. L'effet sur l'étape finale de la formation de l'acide gastrique est dose-dépendant et permet une inhibition très efficace de la sécrétion acide basale et stimulée, indépendamment du stimulus.
Effets sur la sécrétion d'acide gastrique :
La prise orale d'oméprazole 1 fois par jour permet une inhibition rapide et efficace de la sécrétion acide gastrique durant la journée et la nuit, avec une efficacité maximale obtenue au bout de 4 jours de traitement. Avec l'oméprazole 20 mg, une diminution moyenne d'au moins 80 % en 24 heures de l'acidité intragastrique est obtenue chez les patients atteints d'ulcère duodénal, et une dose orale unique maintient un pH intragastrique supérieur ou égal à 3 pendant 17 heures en moyenne.
En conséquence de la réduction de la sécrétion acide et de l'acidité intragastrique, l'oméprazole réduit et normalise, de manière dose-dépendante, l'exposition de l'oesophage à l'acidité gastrique chez les patients atteints de reflux gastro-oesophagien. L'inhibition de la sécrétion acide est liée à l'aire sous la courbe (AUC) de la concentration plasmatique en oméprazole et non à la concentration plasmatique réelle à un temps donné. Aucun échappement thérapeutique n'a été observé durant le traitement à l'oméprazole.
Autres effets liés à l'inhibition de l'acidité :
Durant des traitements à long terme, des kystes glandulaires gastriques ont été rapportés avec une fréquence légèrement augmentée : conséquence physiologique de la forte inhibition de la sécrétion acide, ils sont bénins et semblent réversibles.
Toute diminution de l'acidité gastrique augmente le nombre de bactéries normalement présentes dans le tractus digestif et peut conduire à une légère augmentation du risque d'infections telles que Salmonella et Campylobacter.
L'oméprazole, comme tous les médicaments bloquant l'acidité gastrique, peut réduire l'absorption de la vitamine B12 (cyanocobalamine) par hypo ou achlorhydrie, ce dont il faut tenir compte chez les patients ayant des réserves réduites en vitamine B12 lors d'un traitement au long cours.
Efficacité clinique :
Deux études multicentriques comparatives (Allgood 2005) menées chez plus de 3000 patients atteints de pyrosis fréquent, traités en automédication par l'oméprazole magnésium 20 mg à raison de 1 comprimé par jour pendant 14 jours, ont montré l'absence de pyrosis pendant 24 heures après chaque prise. Dès le premier jour de traitement, la disparition totale du pyrosis pendant 24 heures a été observée chez 46,8 à 49,7 % des patients, et plus de 80 % avaient une amélioration de leur symptomatologie. Après 14 jours de traitement, ce taux atteignait 69,7 à 73,0 %. L'oméprazole magnésium 20 mg était significativement plus efficace que le placebo pour les pyrosis nocturnes durant les 14 jours de l'étude (p inférieur à 0,001).
La supériorité de l'oméprazole versus placebo et anti-H2 a été démontrée de manière constante, de même qu'une non-infériorité versus les autres inhibiteurs de la pompe à protons, largement indépendamment du stade initial du reflux gastro-oesophagien. Dans une étude (Venables 1997), l'oméprazole réduisait les symptômes significativement plus que la ranitidine, le dosage à 20 mg par jour étant plus efficace que 10 mg après 4 semaines.
PHARMACOCINÉTIQUE
Absorption :
L'oméprazole et l'oméprazole magnésium étant détruits en milieu acide, ils s'administrent par voie orale sous forme de microgranules gastrorésistants en comprimés gastrorésistants.
L'absorption de l'oméprazole est rapide avec un pic plasmatique obtenu approximativement en 1 à 2 heures. L'absorption se situe au niveau de l'intestin grêle et est habituellement totale en 3 à 6 heures. La prise concomitante de nourriture n'a pas d'influence sur la biodisponibilité. La biodisponibilité absolue d'une dose orale est d'environ 40 % ; après administration répétée de doses quotidiennes uniques, elle s'élève jusqu'à environ 60 %.
Distribution :
Le volume de distribution chez les sujets sains est d'environ 0,3 l/kg de poids corporel et le taux de fixation aux protéines plasmatiques de 97 %.
Métabolisme :
L'oméprazole est entièrement métabolisé par le cytochrome P450 (CYP). La partie majoritaire de son métabolisme dépend du CYP 2C19, responsable de la formation de l'hydroxy-oméprazole, principal métabolite plasmatique. La partie restante dépend du CYP 3A4, responsable de la formation de l'oméprazole sulfone. En raison de sa haute affinité pour le CYP 2C19, il existe un potentiel d'inhibition compétitive et d'interactions métaboliques avec les autres substrats de cette enzyme ; en revanche, sa faible affinité pour le CYP 3A4 ne lui permet pas d'en inhiber les substrats.
Environ 3 % de la population caucasienne et 15 à 20 % de la population asiatique sont des métaboliseurs lents du CYP 2C19, chez qui le métabolisme est principalement catalysé par le CYP 3A4 : après des doses répétées de 20 mg, l'aire sous la courbe moyenne était 5 à 10 fois plus élevée et le pic des concentrations plasmatiques 3 à 5 fois plus élevé que chez les métaboliseurs rapides. Aucun risque accru d'effets indésirables n'a été mis en évidence ; aucun ajustement posologique n'est nécessaire.
Élimination :
La demi-vie plasmatique d'élimination de l'oméprazole est habituellement inférieure à une heure après une dose orale unique ou répétée 1 fois par jour. Il est complètement éliminé du plasma entre les doses, sans tendance à l'accumulation.
Environ 80 % d'une dose orale d'oméprazole sont excrétés dans les urines sous forme de métabolites, les 20 % restants dans les fèces provenant de la sécrétion biliaire.
L'aire sous la courbe augmente avec l'administration répétée, de manière dose-dépendante et non linéaire, du fait d'une diminution du premier passage métabolique et de la clairance systémique, probablement liée à l'inhibition du CYP 2C19 par l'oméprazole et ses métabolites. Aucun métabolite ayant un effet sur la sécrétion acide gastrique n'a été identifié.
Populations particulières :
Insuffisants hépatiques : le métabolisme est défaillant, d'où une augmentation de l'aire sous la courbe, sans accumulation avec une prise par jour.
Insuffisants rénaux : la pharmacocinétique, la biodisponibilité systémique et le taux d'élimination sont inchangés.
Sujets âgés : le métabolisme de l'oméprazole est quelque peu réduit (de 75 à 79 ans).
Forme et présentation
Le médicament Mopralpro se présente sous forme de comprimé pelliculé gastroresistant, oblong, biconvexe, gravé "20mg" sur une face et rose, sous film thermosoudé. Cette présentation contient 7 comprimés, soit 7 jours de traitement.
Mode d'administration
Il est recommandé de prendre Mopralpro 20 mg avant le repas :
du matin en cas de symptômes prédominants durant la journée ;
du soir en cas de symptômes prédominants durant la nuit.
Les comprimés doivent être avalés entiers avec un demi-verre d'eau, à heure régulière, un par jour jusqu'à disparition des symptômes. Ils ne doivent pas être mâchés ou croqués.
Les comprimés peuvent être dispersés à température ambiante dans de l'eau non gazeuse, un jus de fruit ou une compote. Une fois dispersé en microgranules gastrorésistants, le comprimé doit être pris immédiatement (ou dans les 30 minutes) après avoir mélangé délicatement. Les microgranules restants doivent être avalés sans être croqués, après avoir rajouté un peu d'eau.
Les comprimés ne doivent pas être dispersés dans du lait ou de l'eau gazeuse.
Interactions
Effets de l'oméprazole sur la pharmacocinétique d'autres principes actifs :
Principes actifs à absorption pH-dépendante :
Nelfinavir, atazanavir :
Les taux plasmatiques de nelfinavir et d'atazanavir sont considérablement diminués en cas de coadministration avec l'oméprazole.
L'administration concomitante de l'oméprazole avec le nelfinavir est contre-indiquée (cf Contre-indications) : l'oméprazole (40 mg par jour) a réduit l'exposition moyenne de nelfinavir de 40 % et celle de son métabolite actif de 75 à 90 %.
L'administration concomitante de l'oméprazole avec l'atazanavir n'est pas recommandée (cf Précaution d'emploi) : l'oméprazole (40 mg par jour) associé à l'atazanavir 300 mg/ritonavir 100 mg a entraîné une diminution de l'exposition de l'atazanavir de 75 %, que l'augmentation de la dose à 400 mg n'a pas suffi à compenser.
Digoxine : L'oméprazole (20 mg par jour) a augmenté la biodisponibilité de la digoxine de 10 % chez des sujets sains. La toxicité de la digoxine a rarement été rapportée, mais une attention particulière doit être portée lorsque l'oméprazole est donné à doses fortes chez des sujets âgés : la surveillance thérapeutique doit alors être renforcée.
Clopidogrel : En administration conjointe, l'exposition du métabolite actif du clopidogrel a diminué de 46 % (jour 1) et de 42 % (jour 5), et l'inhibition moyenne de l'agrégation plaquettaire de 47 % (24 heures) et de 30 % (jour 5). Décaler les prises n'empêche pas cette interaction, vraisemblablement induite par l'effet inhibiteur de l'oméprazole sur le CYP 2C19. Des données contradictoires sur ses implications cliniques en termes d'événements cardiovasculaires majeurs ont été rapportées.
Autres principes actifs : L'absorption de posaconazole, erlotinib, kétoconazole et itraconazole est significativement diminuée et ainsi l'efficacité clinique peut être diminuée. Pour le posaconazole et l'erlotinib, l'utilisation concomitante doit être évitée.
Principes actifs métabolisés par le CYP 2C19 :
L'oméprazole est un inhibiteur modéré du CYP 2C19. Ainsi, le métabolisme de principes actifs concomitants, également métabolisés par le CYP 2C19, peut être diminué et l'exposition systémique à ces principes actifs augmentée. C'est le cas par exemple pour la R-warfarine et d'autres antagonistes de la vitamine K, le cilostazol, le diazépam et la phénytoïne.
Cilostazol : L'oméprazole 40 mg chez des sujets sains a augmenté la Cmax et l'aire sous la courbe du cilostazol de 18 % et 26 %, et celles d'un de ses métabolites actifs de 29 % et 69 %.
Phénytoïne : La surveillance de la phénytoïnémie est recommandée pendant les 2 premières semaines suivant l'initiation du traitement par l'oméprazole ; en cas d'ajustement de dose, la surveillance doit être poursuivie jusqu'à la fin du traitement.
Mécanisme inconnu :
Saquinavir : L'association oméprazole + saquinavir/ritonavir a entraîné une augmentation des taux plasmatiques de saquinavir jusqu'à 70 %, avec une bonne tolérance chez les patients VIH-positif.
Tacrolimus : L'oméprazole augmenterait les concentrations sériques du tacrolimus. Une surveillance renforcée des concentrations sanguines et de la fonction rénale (clairance de la créatinine) doit être effectuée et la posologie du tacrolimus adaptée si besoin.
Effets d'autres principes actifs sur la pharmacocinétique de l'oméprazole :
Inhibiteurs du CYP 2C19 et/ou CYP 3A4 :
Les principes actifs connus pour inhiber le CYP 2C19 et le CYP 3A4 (tels que la clarithromycine et le voriconazole) peuvent entraîner une augmentation des concentrations sériques d'oméprazole. Le traitement concomitant de voriconazole a plus que doublé l'exposition de l'oméprazole. De fortes doses d'oméprazole étant bien tolérées, aucun ajustement de dose n'est nécessaire ; il doit toutefois être envisagé en cas d'insuffisance hépatique grave ou de traitement au long cours.
Inducteurs du CYP 2C19 et/ou CYP 3A4 :
Les principes actifs connus pour induire le CYP 2C19 ou le CYP 3A4 ou les deux (tels que la rifampicine ou le millepertuis) peuvent entraîner une diminution des taux sériques d'oméprazole.
Fertilité - Grossesse - Allaitement
Grossesse :
Les résultats de trois études épidémiologiques prospectives (plus de 1000 résultats d'expositions) indiquent qu'il n'y a aucun effet indésirable de l'oméprazole lors de la grossesse ou sur la santé du foetus/nouveau-né. L'oméprazole peut être utilisé lors de la grossesse.
Allaitement :
L'oméprazole est excrété dans le lait maternel, mais n'a probablement pas d'influence sur l'enfant s'il est utilisé à dose thérapeutique.
Conduite et utilisation de machines
Mopralpro 20 mg n'affecte probablement pas l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Des effets indésirables comme des vertiges et des troubles de la vision peuvent toutefois survenir (cf Effets indésirables) : les patients concernés ne doivent alors ni conduire ni utiliser de machines.
Effets indésirables
Les effets indésirables les plus fréquents (1 à 10% des patients) sont céphalées, douleur abdominale, constipation, diarrhée, flatulences, nausées et vomissement.
Les effets indésirables mentionnés ci-dessous ont été identifiés ou suspectés dans des études cliniques et après commercialisation. Aucun n'a été dose dépendant. Ils sont classés selon l'ordre de fréquence suivant : fréquent (>= 1/100, inférieur à 1/10), peu fréquent (>= 1/1000, inférieur à 1/100), rare (>= 1/10 000, inférieur à 1/1000), très rare (inférieur à 1/10 000, incluant des cas isolés).
Fréquent :
céphalées ;
diarrhée, constipation, flatulences, douleur abdominale, nausées et vomissements.
Peu fréquent :
insomnies ;
étourdissement, paresthésie, somnolence ;
vertiges ;
augmentation des taux d'enzymes hépatiques ;
éruption cutanée, dermatite, rash, urticaire ;
malaise, oedème périphérique.
Rare :
leucopénie, thrombopénie ;
réactions d'hypersensibilité, réaction/choc anaphylactique ;
hyponatrémie ;
agitation, confusion, dépression ;
dysgueusie ;
vision trouble ;
bronchospasme ;
sécheresse buccale, stomatite, candidose gastro-intestinale ;
hépatite, ictère ;
alopécie, photosensibilité ;
arthralgie, myalgie ;
néphrite interstitielle ;
sudation augmentée.
Très rare :
pancytopénie, agranulocytose ;
hypomagnésémie ;
agressivité, hallucinations ;
insuffisance hépatique, encéphalopathie (chez les patients ayant une maladie hépatique préexistante) ;
érythème multiforme, syndrome de Stevens-Johnson, épidermolyse toxique aiguë ;
faiblesse musculaire ;
gynécomastie.
Surdosage
Il y a peu de données concernant les effets d'un surdosage avec l'oméprazole chez l'humain. La littérature rapporte des doses allant jusqu'à 560 mg et des doses orales uniques de 2400 mg (120 fois la dose usuelle). Nausées, vomissements, étourdissements, douleurs abdominales, diarrhées et céphalées ont été observés, ainsi que des cas isolés d'apathie, dépression et confusion. Les symptômes ont été transitoires, aucune issue sévère n'a été rapportée et le taux d'élimination restait inchangé.
En cas de surdosage, le traitement est symptomatique.
Modalités de conservation
A conserver 3 ans à une température inférieure à 25°C, dans l'emballage d'origine, à l'abri de l'humidité.
Modalités d'utilisation, manipulation, elimination
Des hyperplasies et des cellules carcinoïdes gastriques ECL ont été observées lors des études à long terme chez le rat traité par l'oméprazole. Elles résultent d'une hypergastrinémie secondaire à l'inhibition acide et ont été retrouvées après traitement par anti-H2, par inhibiteurs de la pompe à protons et après fundectomie partielle : elles ne sont donc pas dues à un effet direct d'une substance active.