Un spray nasal de 12 ml pour le rhume : petit flacon, vrai médicament
On croit souvent qu'un spray nasal doit être utilisé dès les premiers symptômes puis abandonné au bout de deux ou trois jours, faute de soulagement. Avec Rhinotrophyl, l'erreur inverse est plus fréquente : ne pas l'utiliser assez régulièrement dans la journée alors que la répétition des pulvérisations est ce qui entretient l'action antiseptique locale. Ce spray nasal antiseptique n'est pas un décongestionnant vasoconstricteur : il agit différemment, sur la muqueuse rhinopharyngée, et son profil convient aussi bien aux nourrissons qu'aux adultes. Le format 12 ml est pensé pour les déplacements — sac à main, bagage cabine, trousse de sport — ou pour tester le produit avant d'investir dans un conditionnement plus grand. Pratique aussi à glisser dans le cartable d'un enfant pour ne pas interrompre le traitement à l'école.
Indications
Rhinotrophyl est indiqué dans le traitement local d'appoint des affections de la muqueuse rhinopharyngée : rhume, rhinite et rhinopharyngite. Il s'adresse aux nourrissons, aux enfants de plus de 30 mois et aux adultes. Si des signes généraux s'associent aux symptômes locaux (fièvre persistante, altération de l'état général), un traitement par voie générale doit être envisagé en complément. Pour les symptômes d'irritation de la gorge qui accompagnent parfois la rhinopharyngite, d'autres solutions existent en parallèle.
Ce médicament est contre-indiqué en cas d'hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients. Il contient des parabènes (parahydroxybenzoate de méthyle sodé et parahydroxybenzoate de propyle sodé) susceptibles de provoquer des réactions allergiques, parfois retardées, exceptionnellement immédiates (urticaire, bronchospasme). Par mesure de précaution, son utilisation est déconseillée pendant la grossesse et à éviter pendant l'allaitement, en l'absence de données suffisantes.
Propriétés
La substance active, le ténoate d'éthanolamine, exerce une double action à visée antiseptique et décongestionnante sur la muqueuse nasale. Contrairement aux vasoconstricteurs nasaux, il n'agit pas sur le calibre des vaisseaux mais directement sur la muqueuse rhinopharyngée, ce qui explique l'absence de contre-indication liée au risque de rebond vasculaire. Boiron, le fabricant, le conditionne dans un flacon blanc opaque en polyéthylène basse densité, équipé d'un embout nasal, d'un tube plongeur et d'un bouchon — une conception qui limite la contamination microbienne entre les utilisations.
L'action est locale et ciblée : elle se concentre là où l'infection débute, dans la muqueuse rhinopharyngée, sans passage systémique significatif aux doses recommandées. La régularité des pulvérisations dans la journée compte davantage que la quantité administrée à chaque prise. L'indication ne justifie pas un traitement prolongé : dès amélioration des symptômes, la durée doit rester la plus courte possible.
Conseils d'utilisation
- Nourrisson : 1 pulvérisation dans chaque narine 2 fois par jour.
- Enfant de plus de 30 mois : 1 pulvérisation dans chaque narine 3 à 4 fois par jour.
- Adulte : 1 pulvérisation dans chaque narine 4 à 6 fois par jour.
Les pulvérisations nasales se font avec la tête légèrement penchée en arrière et le flacon en position verticale. Dès la première utilisation, une contamination microbienne du flacon est possible : évitez de le partager et refermez soigneusement le bouchon après chaque usage.
Le conseil de nos pharmaciens
Le format 12 ml est notre recommandation habituelle pour les familles qui partent en déplacement : il passe sans problème en bagage cabine et tient dans la poche d'un manteau. Pensez à vérifier la durée de conservation après ouverture et à ne pas dépasser la posologie indiquée selon l'âge. Si les symptômes s'aggravent ou s'accompagnent de fièvre au-delà de quelques jours, consultez un médecin plutôt que de prolonger le traitement local seul.
Notre avis
Le format 12 ml convient particulièrement aux parents qui souhaitent avoir un spray nasal médicamenteux sous la main lors d'un voyage, sans encombrer leur trousse ni risquer de dépasser les limites de liquides en avion.
Références
CIP : 2162988
Fiche rédigée par l'équipe de la Pharmacie de l'Archange et vérifiée par M. Brockers, Docteur en Pharmacie.